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Patrimoine

Le Donjon des Templiers


Le donjon bien plus haut qu’il ne l’est actuellement, comprenait une salle basse voûtée, sans autre ouverture à l’origine que d’étroites meurtrières sur la façade sud. Au-dessus, il y avait trois étages et une plate-forme crénelée. Aux angles s’élevaient quatre tourelles en encorbellement également crénelées; dans celle du nord-ouest se trouve l’escalier à vis qui desservait les différents étages; on pouvait y accéder par une porte donnant dans le château et par une galerie boisée à l’intérieur de la salle basse, au niveau du premier étage. La construction du donjon fut achevée en 1287.

Après avoir résisté à divers assauts durant les guerres de Religion, le donjon Symbole de l’autorité seigneuriale sera malheureusement mutilé à la Révolution de 1789 par la population. Il resta longtemps en l’état de ruines, avant que ses murs ne furent arasés et qu’une toiture ne soit mise en place pour protéger l’édifice des intempéries.


Le château

Contrairement au donjon, le château primitif celui qui avait été construit du temps des Templiers, ne résista pas aux assaillants Calvinistes de 1558 et fut ravagé par un incendie.

C’est en 1730, que Pierre-Hyppolite de Maurez de Malartic, entreprit de faire reconstruire le château qui sera achevé sous le règne de  son fils Amable-Gabriel-Louis-François de Maurez de Malartic alors premier président du Conseil souverain du Roussillon.

Après avoir appartenu à de nombreux propriétaires, le château de Montricoux appartient à la famille Namy depuis plus de 30 ans et abrite un magnifique musée qui renferme une somptueuse collection des œuvres de l’Artiste-Peintre Marcel-Lenoir.


L’église Saint-Pierre

Bien qu’une église soit déjà présente au VIII° siècle, peut être sur l’emplacement de celle qui existe actuellement, c’est aux Templiers que nous devons très certainement, la construction de la partie la plus ancienne de l’église actuelle, celle qui correspond au porche d’entrée et qui appartient à l’architecture romane tertiaire du XII° siècle. (André Bergouniou BSATG 1939).

Huit chapelles ont été ouvertes postérieurement à la construction de l’édifice, six de part et d’autre de la nef, une dans le cœur à droite et la huitième a été construite au dessus de la chapelle Saint-Antoine à gauche en entrant. Elle communique encore aujourd’hui avec le château.
 
 


Le clocher

 
Le clocher de Montricoux, ajouté postérieurement au flanc droit de l’église Saint-Pierre, date de 1549. C’est  Inard de Montrosier, Commandeur de Vaour et Prieur de Montricoux qui fut condamné par le Parlement de Toulouse à le faire élever à ses frais et dépens, sauf pour le transport des matériaux qui restèrent à la charge des paroissiens.

Bâti sur le modèle de ceux de Négrepelisse et de Caussade, dans la lignée des clochers de « style toulousain » et à l’instar du plus  illustre d’entres-eux celui de la Basilique Saint-Sernin de Toulouse, le clocher de Montricoux, comme ses deux aînés des villes voisines, se compose d’un socle carré en pierres de taille flanqué d’une tourelle dans laquelle s’élève un escalier à vis également en pierre qui comporte 82 marches.

Cette base sert de support à une tour octogonale en briques d’une hauteur de 12,65 mètres, composée de trois parties percées de fenêtres géminées à l’arc de mitre. A la base de cette tour se trouve la première galerie et pour atteindre la seconde qui se trouve au sommet, il faut emprunter un escalier en bois avec paliers composé de 62 marches. Des gargouilles en forme de chimères marquent les angles de l’octogone.

Le corps de sonnerie se compose d’un ensemble de 4 cloches de tailles différentes accouplées sur deux étages, les deux plus petites en haut et les deux plus grosses en dessous disposées perpendiculairement aux premières.


L’église de Saint-Laurent

Dans le document le plus ancien concernant le territoire de la commune de Montricoux qui date de 767 (d’après Aîné Devals. ADTG 1864) l’église de Saint-Laurent est mentionnée sous le vocable de chapelle Saint-Félix, elle sera désignée ensuite sous les noms de Saint-Laurent de Mairessi et de Saint-Laurent de Maynet.

La date de 1639 gravée sur le portail indique que cette église fut, sinon reconstruite, très certainement transformée au XVII° siècle.

De nombreux travaux seront effectués dans le courant du XIX° siècle avec notamment l’adjonction de chapelles, la démolition de clocher d’alors, non attenant à l’édifice et la construction du clocher actuel adossé au bâtiment. A cette même période, le plafond qui était composé de grosses poutres en bois qui soutenaient un plancher, sera remplacé par une voute en briques.


Les Moulins

En 1181, outre le moulin actuel qui est toujours en fonctionnement, il existait un autre moulin, dit de Guiraudinc qui se situait vraisemblablement à la Mouline. (André Bergouniou BSATG 1939)

Un autre moulin, est signalé dans des documents plus récents, il s’agit du moulin d’Embarre dont le bâtiment existe toujours proche du ruisseau du même nom.
 
 
 
 


Les Lavoirs

Construits au XIX° siècle, les lavoirs se situent à proximité des hameaux, ils sont de forme rectangulaire, composé de deux bassins, l’un pour le lavage, l’autre pour le rinçage, disposés en enfilade. Sur les grands côtés des dalles de pierre inclinées servent de planches à laver.

Sur la commune de Montricoux on en compte actuellement trois du même type :

-Le lavoir d’Embarre situé  sur le ruisseau du même nom à la limite de la commune de Bruniquel.

-Le lavoir de Marcayran situé au lieu-dit du même nom, il est attenant à un réservoir sur lequel est fixée une pompe.

-Le lavoir couvert de Saint-Laurent situé en contrebas du chemin de Lagautière.

Il existait un autre lavoir proche du village, appelé le lavoir de la fontaine, il était situé sous le pont de la route de Caussade. Il fut démoli ainsi que la fontaine lors des travaux pour l’adduction d’eau pour le village.

Il y a également deux bassins implantés aux Arbus dont l’un est complété d’un réservoir et d’une pompe.

Un autre réservoir avec pompe, contre lequel est adossé un abreuvoir rectangulaire est situé au lieu-dit Péchingaché à proximité du hameau de Bourdelle à la limite de la commune de Saint-Cirq. Il est alimenté par le ruisseau de Castres.


Les Tours de guet et les Remparts


Trois tours de guet subsistent des anciennes fortifications de village, elles étaient à l’origine plus hautes et grenelées.

Celle située au Nord, place de la Porte-Haute, dite du Réginet est communale les deux autres l’une au Sud et l’autre  à l’Est sont privées.

L’ancien rempart, dans lequel ont été creusées des ouvertures, subsiste de chaque côté de ces  tours.

Le mur de soutènement du pied de la tour Sud jusqu’à la Brèche a été reconstruit, renforcé par cinq arches, fin XIX°.


Le Sacré-Cœur

C’est l’artiste-peintre Louis Cazottes, enfant du Pays, qui fit construire cet imposant bâtiment qui renferme aujourd’hui la Médiathèque de la communauté des communes « Terrasses et vallée de l’Aveyron ».

Le Sacré-Cœur fut érigé grâce au don d’une bienfaitrice Anglaise pour abriter une école d’art Chrétien qui ouvrit ses portes en 1880. Les élèves admis étaient pensionnaires.

L’école du Sacré-Cœur ferma ses portes à la guerre de 1914, elle servit ensuite d’atelier à l’artiste jusqu’à sa mort en 1934.

Le bâtiment  sera alors reconverti en école communale, il servira entre-autres de salle de théâtre, de salle de cinéma et abritera bon nombre de locataires jusqu’au début des années 60.

Date à laquelle il sera racheté par une communauté religieuse de Toulouse qui le transformera en colonie de vacances.

Revendu ensuite à des particuliers avant de devenir la propriété de la commune de Montricoux, il a été, aujourd’hui, cédé à la Communauté des communes pour être transformé en Médiathèque et abriter les associations.

La trace du maître y est toujours présente par deux magnifiques plafonds qui ont été restaurés.

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